Archive for mai, 2009
A chacun son tour
Il faut dire que Marie, elle, l’avait bien cherché. En même temps, c’était difficile de refuser ce verre de chicha cochabambina offert par les villageois pendant que j’achetais des bananes. Deux gorgées de cette fermentation de maïs et 4 heures de digestion ont suffit à nous faire monter dans un bus, pour couvrir les 200km qui nous séparaient de La Paz.
J’apprends en m’amusant
Remarquez, ça nous a permis de découvrir d’autres facettes de la Bolivie : un petit séjour forcé (en attendant le bus) dans le charmant village de Caracollo, sorte de station service géante pour les routiers qui traversent l’altiplano, au repos dans un coquet alojamiento sans douches ni chasse d’eau… Je plaisante, mais comme ça au moins on aura testé les bus boliviens, qui ont des soutes tellement grandes que j’y ai logé mon vélo debout avec ses sacoches en place ! (Lire la suite…)
Une journée dans la campagne bolivienne…
Bye Bye Sucre
( ses chocolats, ses fruits exotiques, son cinéma…)
7h30 : On s’offre un petite déjeuner copieux dans le patio de l’hôtel : avoine quakers au lait, avec des morceaux de kiwis et de fraise pour faire « comme sur le paquet ».
8h. ou plutôt 8h30 : Top départ ! on quitte Sucre, dans une bonne montée. On nous avait prévenu, c’est super vallonné : ca monte, ca descend… On est plus très exigeants maintenant, du moment qu’on a du goudron, on est contents!
10h : Permière petite pause grignotage. A cette heure, Ramón doit quitter l’hotel : il a pris l’habitude de partir plus tard, et nous rejoint pour la pause pique nique. Il faut dire qu’il fait du vélo de compet’, et roule un peu plus vite que moi. C’est presque vexant des fois, il fait en 2h ce que je fais en 4h ! (Lire la suite…)
Evo Cumple…
Evo [ Morales] réalise…
On dirait que depuis la nouvelle constitution, Le Président Bolivien s’est lancé dans un programme de grands travaux. Tous les panneaux que nous rencontrons dans l’entrée des villages l’indiquent. Et on ne compte plus les sections de routes en chantier !
Ce qui est sympa, ici, c’est que quand ils refont une route, ils ne font pas semblant : il retournent tout sur plusieurs dizaines de kilomètres. Lors de notre 1ère journée de vélo entre Uyuni et Potosi, on a bien compris ! ( Voir les photos).
Quand Boris est passé sur une section toute embourbée, le vélo et le dos plein de boue après une petite glissade sur un passage mouillé, un des ouvrier a éclaté de rire ! Très joviaux les boliviens.
Enfin, Evo, si tu nous lit, si tu pouvait juste attendre qu’on soit passés pour envoyer tes bulldozers ! Merci
En mai, dit (et fait) ce qu’il te plait
(Note : si vous venez ici pour suivre le voyage de Bob et Maribambel, vous pouvez sauter ce billet, c’est un intermède Grenoblois)
Marc Baïetto est maire de la commune d’Eybens, chargé des dossiers Transports à la Métro, des dossiers Déplacements au conseil général, et président du Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’agglomération grenobloise. Je ne connaissais pas ce monsieur, pourtant on peut dire qu’il gère des dossiers capitaux pour l’avenir de Grenoble et ses environs.
L’Association pour le Développement des Transports en Communs de Grenoble a attiré l’attention de ses membres sur une interview de Monsieur Baïetto, dans le journal de référence de l’agglomération Grenobloise : j’ai nommé l’irrévérencieux hebdomadaire d’investigation Grenews (oui, c’est de l’humour…).
Je vous en livre deux extraits :
- S’ils ne sont pas des imbéciles, et s’il y a un changement dans le rapport à la voiture, les écologistes, qui ne veulent pas entendre parler de la rocade Nord, n’ont-ils pas, pour le coup, raison avant les autres ?
La réalité, c’est que depuis 50 ans, on a construit la ville sur la voiture, qu’on l’a étendue avec les autoroutes… La réalité, c’est que la ville ne vit qu’à travers des déplacements individuels. La ville-village de la marche à pied, du vélo, c’est terminé. Aujourd’hui, on vient de Beaurepaire pour travailler à Grenoble tous les jours, on est sur des niveaux de déplacements qui ne peuvent pas trouver une réponse dans le transport public. C’est un fait: le transport public a ses limites. Un tramway, on commence à en parler intelligemment à 35 000 usagers par jour. Il commence à s’équilibrer économiquement à 50 000. Il couvre tous ses frais à 80 000. En-dessous, c’est du luxe ! Le bus a aussi sa limite de pertinence. Faire rouler un bus de 100 places pour transporter dix personnes…
- Pourquoi pas un Vélib’ à Grenoble ?
Si on a de l’argent à mettre dans du vélo, il faut le mettre en prolongation des systèmes de transport que nous avons. Je crois dix fois plus à l’efficacité d’un parc vélos le long des arrêts du tram sur le campus, pour prendre un exemple, que dans le centre-ville où on a du transport à tous les coins de rue.
De notre côté, nous sommes à Sucre, où les Boliviens klaxonnent à tout bout de champs pour avancer de 10 mètres toutes les 5 minutes…
Plus ça va, et plus on se dit que la voiture en ville est une ineptie : on se remémore Londres, où le centre est payant pour les véhicules individuels ; on discute avec Ramon de Barcelone, où il y a un projet de voie d’entrée dans la ville réservée au co-voiturage ; on repense à cet article sur l’écoquartier de Fribourg…
Bref, on rêve de projets courageux et porteurs de progrès, et on se dit que notre ville est une terre d’élection pour ça. Cette interview, c’est un peu la douche froide…
L’intégralité de l’interview sur le site de Grenews.
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NB : petite note positive, la Fédération des Usagers de la Bicyclette a décerné le Guidon d’or 2009 à la ville de Grenoble, saluant ainsi l’ouverture de 10km de « double-sens cyclables » dans les rues à sens unique du centre ville
Le quotidien du cycliste dans le sud Lipez
Acte 1 :
Acte 2 :
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