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Le blog de Bob, où Bob blogue… (et Maribambel un peu aussi)

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Evo Cumple…

Evo [ Morales] réalise…

Evo Cumple...

On dirait que depuis la nouvelle constitution, Le Président Bolivien s’est lancé dans un programme de grands travaux. Tous les panneaux que nous rencontrons dans l’entrée des villages l’indiquent. Et on ne compte plus les sections de routes en chantier !

Ce qui est sympa, ici, c’est que quand ils refont une route, ils ne font pas semblant : il retournent tout sur plusieurs dizaines de kilomètres. Lors de notre 1ère journée de vélo entre Uyuni et Potosi, on a bien compris ! ( Voir les photos).

Quand Boris est passé sur une section toute embourbée, le vélo et le dos plein de boue après une petite glissade sur un passage mouillé, un des ouvrier a éclaté de rire ! Très joviaux les boliviens.

Enfin, Evo, si tu nous lit, si tu pouvait juste attendre qu’on soit passés pour envoyer tes bulldozers ! Merci :)



Pieds sales…

pieds sales...

« Bon, ok, tu peux rentrer dans la tente, mais d’abord tu enleves tes chaussures. Euh, non, remet plutot tes chaussures… »

Joyeuses Pacques !

Petit passage à la bicicleteria…

Cafayate, quelque part dans le nord de l’Argentine…

Depuis qu’on a quitté Belen, on voit de plus en plus de grafiti « non à la mine » sur les murs. Au village de Pituil, de grandes fresques colorées sur les murs illustrent l’hostilité des locaux à l’exploitation des mines d’or par les canadiens.

C’est à Cafayate, à l’occasion d’une révision de nos vélos et d’une leçon de réglage des dérailleurs à la petite « bicicleteria » du coin, qu’on saisit l’occasion d’aborder le sujet avec un argentin. Le gérant, dit aussi « El Profesor » par ses habitués, nous éclaircit. Ici, ils militent contre un nouveau projet d’exploitation des mines de silicium.

« Les mines, c’est vraiment une catastrophe pour l’environnement, surtout dans cette région où l’eau est précieuse », explique t’il avec conviction. »Ils utilisent des volumes d’eau importants pour nettoyer les métaux toxiques. Les conduits d’évacuation sont souvent mal étanchéisés. Les eaux polluées s’inflitrent dans les terres et dévastent toutes les zones alentours. »

« C’est ce qui est arrivé dans la vallée de Santa Maria », poursuit t’il. « dans un rayon de 30 km, plus rien ne pousse. On n’entend pas d’oiseaux, ils ne reste plus rien. A Cafayate, une mine serait une catastrophe. Alors que le tourisme est en plein boum, une mine de silicium tournerait pendant 20 ans, et, une fois épuisée, elle ne laisserait qu’un paysage détruit et contaminé. »

Et pourtant, il semble que cette volonté de lutter contre les mines ne soit pas unanime.  » Les gens ne sont simplement pas informés. Alors nous, on passe beaucoup de temps à en parler autour de nous, à informer les gens des conséquences. »

On fait moins les malins, avec nos ipods et nos appareils photos dans les poches…

Absorbé par cette discussion, « El Profesor » ne devait pas être très concentré sur le réglage de mon dérailleur, pire qu’avant ! Boris a vite pu mettre en application la leçon de mécanique du vélo toute fraîche !

De Mendoza à la Valle de la Luna

Que c’est dur de s’arracher de Mendoza et de ses terrasses ! Nous nous dirigeons maintenant vers San Juan, toujours plus vers le nord. Le vent est de notre côté, et nous rejoignons la petite ville deux jours plus tard. Nous partons ensuite pour la Vallée Fertile. L’engagement commence un peu à se faire sentir : les villages sont souvent espacés, il faut commencer à porter un peu notre eau et nos provisions. Les vignes immenses qui bordent la route laissent bientôt place au sable et au désert. Cette route peu fréquentée nous permet d’accéder à de petits villages paysans aux maisons en adobe.

Dans le petit village de Bermejo, nous pic-niquons en companie de Martín et Pedro, qui du haut de leurs 12 ans, viennent discuter pendant que les autres jouent aux billes. Les gens ici vivent de leus chèvres, de leur poules et de l’élevage de chevaux, dont ils semblent très fiers.

pedro et martín

Directement du champ au grill…

Au village de Chucuma, nous dormons dans la cour de paysans qui nous accueillent chaleureusement. Au fond de la grange, une forme étrange pend dans l’ombre… Une tête de vache ! Gloups… Ils nous expliquent qu’ils l’ont tuée hier soir, et qu’ils vont la vendre à San Augustin le lendemain matin. C’est aussi notre destination ! Le lendemain soir, nous voilà nous aussi à San Augustin, conviés a un grand « asado » avec les autres convives de l’auberge de jeunesse. « La viande est fraîche ! », nous dit le boucher. Oui oui, on sait !
Ici, la ration normale c’est 500g de viande par personne. Et la viande est incroyablement tendre et savoureuse.

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