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Le blog de Bob, où Bob blogue… (et Maribambel un peu aussi)

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Archive for the ‘Grenoble’ Category

Ça commence bien…

Pour fêter le départ des vacanciers et l’entrée dans cette nouvelle décennie, la neige a fait son retour en ville ce lundi 04 janvier.

Transports saturés à Grenoble

Il y a quelques années, j’avais passé trois heures (dont deux sur l’autoroute) dans le bus qui m’emmenait au boulot, à cause de cette même neige. Chat échaudé craint l’eau froide, surtout quand il entend sur France Info que le trafic des bus a été suspendu à Grenoble… J’ai donc rempli ma sacoche et enfourché mon vélo pour Crolles (23km) à 7h du matin. (Lire la suite…)

Cumul des mandats : la honte pour deux députés isérois

Le collectif Regards Citoyens a lancé lundi 14 septembre www.nosdeputes.fr, site internet qui permet de se faire une idée du travail des parlementaires. Le site est plutôt bien fait et riche en contenu : présentation des dossiers parlementaires, retranscription des débats, et suivi de la participation de chaque député. Une belle initiative citoyenne.

Avant de me plonger dans les dossiers parlementaires, je me suis empressé, comme tous le monde, de me faire une idée de l’assiduité au parlement des députés de l’Isère. Le résultat n’est pas glorieux pour les deux hommes politiques les plus en vue du département. Deux cumulards, évidemment…

Je laisse parler les graphiques (cliquez pour agrandir).

Michel Destot

  • Maire de Grenoble depuis 1995
  • Député de la 3e circonscription depuis 1988 (à force, on s’endort…)

André Vallini

  • Président du conseil général de l’Isère
  • Député de la 9e circonscription

L’encéphalogramme plat, une honte. A croire que ces gens se font élire pour suivre un plan de carrière, et oublient complètement qu’ils portent un mandat.

Il y en a évidemment d’autres. Faites vous votre idée : www.nosdeputes.fr.

En mai, dit (et fait) ce qu’il te plait

(Note : si vous venez ici pour suivre le voyage de Bob et Maribambel, vous pouvez sauter ce billet, c’est un intermède Grenoblois)

Marc Baïetto est maire de la commune d’Eybens, chargé des dossiers Transports à la Métro, des dossiers Déplacements au conseil général, et président du Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’agglomération grenobloise. Je ne connaissais pas ce monsieur, pourtant on peut dire qu’il gère des dossiers capitaux pour l’avenir de Grenoble et ses environs.

L’Association pour le Développement des Transports en Communs de Grenoble a attiré l’attention de ses membres sur une interview de Monsieur Baïetto, dans le journal de référence de l’agglomération Grenobloise : j’ai nommé l’irrévérencieux hebdomadaire d’investigation Grenews (oui, c’est de l’humour…).

Je vous en livre deux extraits :

  • S’ils ne sont pas des imbéciles, et s’il y a un changement dans le rapport à la voiture, les écologistes, qui ne veulent pas entendre parler de la rocade Nord, n’ont-ils pas, pour le coup, raison avant les autres ?
  • La réalité, c’est que depuis 50 ans, on a construit la ville sur la voiture, qu’on l’a étendue avec les autoroutes… La réalité, c’est que la ville ne vit qu’à travers des déplacements individuels. La ville-village de la marche à pied, du vélo, c’est terminé. Aujourd’hui, on vient de Beaurepaire pour travailler à Grenoble tous les jours, on est sur des niveaux de déplacements qui ne peuvent pas trouver une réponse dans le transport public. C’est un fait: le transport public a ses limites. Un tramway, on commence à en parler intelligemment à 35 000 usagers par jour. Il commence à s’équilibrer économiquement à 50 000. Il couvre tous ses frais à 80 000. En-dessous, c’est du luxe ! Le bus a aussi sa limite de pertinence. Faire rouler un bus de 100 places pour transporter dix personnes…
  • Pourquoi pas un Vélib’ à Grenoble ?
  • Si on a de l’argent à mettre dans du vélo, il faut le mettre en prolongation des systèmes de transport que nous avons. Je crois dix fois plus à l’efficacité d’un parc vélos le long des arrêts du tram sur le campus, pour prendre un exemple, que dans le centre-ville où on a du transport à tous les coins de rue.

De notre côté, nous sommes à Sucre, où les Boliviens klaxonnent à tout bout de champs pour avancer de 10 mètres toutes les 5 minutes…

Plus ça va, et plus on se dit que la voiture en ville est une ineptie : on se remémore Londres, où le centre est payant pour les véhicules individuels ; on discute avec Ramon de Barcelone, où il y a un projet de voie d’entrée dans la ville réservée au co-voiturage ; on repense à cet article sur l’écoquartier de Fribourg

Bref, on rêve de projets courageux et porteurs de progrès, et on se dit que notre ville est une terre d’élection pour ça. Cette interview, c’est un peu la douche froide…

L’intégralité de l’interview sur le site de Grenews.


NB : petite note positive, la Fédération des Usagers de la Bicyclette a décerné le Guidon d’or 2009 à la ville de Grenoble, saluant ainsi l’ouverture de 10km de « double-sens cyclables » dans les rues à sens unique du centre ville :-)

Un p’tit vélo dans la tête

Une petite vidéo sympa et rigolote sur les joies de circuler à Grenoble en vélo…

Depuis, je mets mon casque…

Il fait nuit-noire lorsque la cycliste s’engage sur la piste cyclable, le long de la rue des Eaux Claires… à contre-sens !

Elle ne roule pas très vite, 10km/h peut-être. Elle n’a pas de casque, pas d’éclairage, pas de gilet jaune.

De mon balcon, je la vois descendre la rue vers le sud. Je vois également très bien la voiture qui arrive dans une rue perpendiculaire, et qui s’approche du carrefour qui est à 50m devant elle.

L’automobiliste arrive au stop avec un temps d’avance sur elle. Il vérifie sur sa gauche : la rue est déserte, il démarre…

Le carrefour de l'accident

Paf !

Il tape la cycliste de plein fouet, avec tout l’avant du capot.

Il y a le bruit sec des pneus qui crissent sur la bitume, celui du choc contre la tôle, et celui du vélo qui tombe. Je vois la tête de la cycliste taper le capot, puis elle glisse sur la carrosserie et tombe devant les roues, comme aspirée sous la voiture.

Heureusement, il démarrait juste : il n’y a pas de distance d’arrêt. Il sort paniqué, elle se relève, ils échangent quelques mots avant de se mettre en sécurité sur le trottoir. Les pompiers la laisseront repartir 1/4h plus tard. Plus de peur que de mal…

La leçon

La première chose qui m’a choqué dans cette scène, c’est évidemment l’inconscience de la cycliste : non seulement elle roule de nuit à contre-sens sans lumière, mais en plus elle s’engage devant une voiture qui s’apprête a démarrer d’un stop en regardant dans la direction opposée…

Arrêtons de faire les cons à vélo, on est quand même au milieu des voitures !

Mais la chose qui m’a le plus frappé, c’est la violence du choc. Elle roulait vraiment tranquillement, et lui démarrait à peine : j’aurais imaginé qu’elle soit juste renversée, c’est à dire qu’elle tombe du côté opposée à la voiture. Mais non, elle a violemment tapé le capot, et surtout elle a été aspirée sous les roues. Le bruit a été très impressionnant.

J’ose à peine imaginer ce que ça donne avec un cycliste à pleine vitesse et une voiture à 50 km/h… Alors depuis, je mets mon casque en ville.