Les voyageurs exilés

Je viens de lire Entre selle et terre, 3 ans à vélo en Afrique et en Asie, de Claude Marthaler. J’ai noté cet extrait :

A 50 ans, Ruth a quitté l’Allemagne […] Elle voulait tout simplement changer de vie. Mais le voyage soulève bien plus de questions et de poussière qu’il n’apporte de réponses, car l’on voyage toujours à bord de soi-même.

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On peut tout faire avec un vélo

Marrante cette vidéo, elle résume bien le sentiment qu’on a vis à vis du vélo depuis notre retour de voyage.

Un vélo, ça peut servir à faire tellement de choses, et pas uniquement en Afrique !

Allez, une petite revue d’utilisations désopilantes ou malines. Photos prises en Amérique du Sud ou trouvées sur Flickr (cliquez sur les images pour les voir en plus grand).

Faire une ballade en famille.

Faire les courses pour douze personnes.

Dépanner les copains.
Dépanneur à vélo

Se mettre à son compte comme taxi.

Travailler pour les services de l’équipement.

Ouvrir un restaurant de fruits de mer.

Faire du freeride à La Grave.

Déménager.

Et tellement d’autres choses


Note : cette vidéo a été réalisée par The Bicycle Factory, un projet canadien pour envoyer des vélos en Afrique.

Palmyre, l’éphèmère

Palmyre, c’était l’étape incontournable de notre périple en Syrie.

À plus de 100 km de Khoms et de Damas, Palmyre est nichée dans un oasis perdu au milieu du désert. Autour, il n’y a rien que des dunes de sables, à l’infini. Mais à ce point précis, il y a de l’eau. C’est pour ça qu’ici, précisément, 100 ans après JC, les grecs et les romains ont établi une ville qui accueillait plus de 100 000 habitants. Ils érigent alors temples, monuments funéraires, rues de colonnades…

Dès le 17ème siècle, Palmyre décline, et se réduit à un simple village. Les habitants abandonnent les vestiges aux tempêtes de sables, qui ensevelissent la plupart des pierres… Ce n’est qu’au 20ème siècle que des archéologues européen entreprennent des fouilles et découvrent des ruines, incroyablement préservées par le sable et l’air sec.

Aujourd’hui 80 000 personnes vivent à Palmyre, et vivent du tourisme, et de la culture de dates et de figues.

C’est dans ces endroits-là qu’on prend conscience que l’homme ne vit que là où il y a de l’eau. L’homme sait s’adapter à tout, au manque de terre (comme on le voit avec les Palm Islands de Dubaï), à la chaleur (Doha au Quatar, pas de vie sans la clim’)… Mais on a toujours pas trouvé de solution pour vivre sans eau.

Et justement, Palmyre commence à manquer d’eau. Le guide qui nous fait découvrir la Vallée des Tombes, à quelques kilomètres de la ville, évoque les bains qu’il prenait dans une source d’eau sulfureuse, lorsqu’il était enfant. Il nous amène à la source : asséchée!

L’oasis commence à manquer sévèrement d’eau, nous explique-t-il. Les réserves ont été évaluées. Il y en a peut être pour 10, 20, 30 ans ? Il nous montre, au loin, la palmeraie. Avant, chacun pouvait creuser son puit, pour irriguer ses cultures. Maintenant, c’est interdit. L’état a construit une pompe à eau, et l’eau est rationnée. Chacun peut toujours irriguer, mais seulement certains jours.

Et quand il n’y aura plus d’eau ?

Palmyre va-t-elle à nouveau sombrer dans l’oubli ? Des citernes achemineront-elles l’eau pour les touristes qui pourront bien la payer ? La ville sera-t-elle abandonnée, et visitée pour des excursions « à la journée » depuis Damas ? Et surtout, que deviendront les habitants et les nomades ? Autant de questions qui se posent ici, et ailleurs, dans beaucoup d’endroits…

À ce sujet, Eric Orsenna a écrit un livre passionnant: L’avenir de l’eau (la suite de Voyage au pays du coton, petit précis de mondialisation), que je recommande chaudement !

Quelques jours en Syrie…

… Pour rejoindre Anne et Seb, dans leur « Transasie » à Vélo.

Vanessa et Marie s’envolent avec leurs vélos, direction Alep.

Quelques jours de bivouacs hivernales à travers les paysages ruraux du nord du pays, le Krak des chevaliers, les ruines magiques de Palmyre, les souks et les mosquées d’Alep et de Damas…

La Syrie est résolument un pays d’accueil pour le voyage en vélo. Des petites routes peu fréquentées, des habitants plus qu’hospitaliers, les paysages et des ruines qui ont encore gardé toute leur authenticité…

Et pour voir d’autres images ainsi que les récits de Seb:
adeuxavelo.blogspot.com/2009/01/palmyra-la-perle-du-desert-et-lhuitre.html

Parking à vélo

A Washington Union Station, les hommes de la sécurité n’ont pas hésité à confisquer un vélo stationné devant la gare, parce qu’il était jugé « indésirable » dans le paysage de ce chic quartier (source Washington Post)

A Tokyo, les autorités ont trouvé une solution plus chère, certes, mais plus intelligente et surtout très pratique pour les usagers. Patientez 10 secondes pour aller au-delà de l’introduction publicitaire, et découvrez comment cette métropole digère les 700 000 biclous des bike commuters tokyoïtes (plus que tous les bikes commuters américains réunis) :

A quelle heure on arrive ?

11 heures de voyage pour aller au Petzl RocTrip : parti à 5h30, arrivé à 16h30. Ah bon, c’est en Argentine le RocTrip ? Non non, c’est à Zillertal, en Autriche…

Vol direct Lyon-Munich annulé. Escale à Milan. Bus pour l’Autriche qui se fait attendre. Dépose à l’entrée de la vallée de Zillertal. Le banhoff qui y remonte s’arrête dans tous les patelins. Puis Mayrhoffen, enfin !

Bon, si j’ai fait tout ce chemin, c’est pour que vous puissiez suivre le RocTrip sur Petzlteam.com et voir les photos au jour le jour sur Flickr. Enfin, si l’instable connexion wifi qui émane de l’office du tourisme veut bien collaborer avec moi…

Dans mes favoris

Notre statut de futurs cyclotouristes en Taïlande (3 semaines au mois d’aout, yeah !) m’a fait découvrir deux sites intéressants ces derniers jours. Je les partage avec vous.

Le premier : une galerie de photos de vélos croulant sous leur chargement. Je sais, c’est futile, mais moi je trouve ça sympa. Et puis il y en a même un qui fait de la concurrence à Seb et Anne : il trimballe la caisse de son chat sur sa remorque, et il a un porte-sabre sur son cadre !

Fully loaded bike

Le deuxième : le blog des bikes commuters, c’est à dire ceux qui vont bosser en vélo (littéralement, commuters désigne les gens qui vont travailler en ville depuis la banlieue où ils résident). Des tests matos, des témoignages de commuters (combien de temps je roule chaque jour, pourquoi je fais ça…), des trucs et astuces, des réflexions, etc.

Vélo cargo avec globe
Photo Bikecommuters.com © Russ Roca

Un site très riche tenu, par 4 rédacteurs engagés : prenez par exemple Russ Roca. Il est photographe à Los Angeles, et pour ses sessions photos, il trimballe tout son matos à vélo !

Pour le coup, c’est moins futile :-P, et ça vaut le détour…

Bike commuters screenshot