Visiter le Machu Picchu en évitant le racket institutionnalisé

Autrement dit, sans payer les 100 dollars du train qui relie Cusco à Agua Calientes, au pied du Machu Picchu… En tout cas, voici quelques bons plans pour visiter le Machu Picchu pour pas cher, en trois jours.

  1. Se rendre au terminal de bus Quillabamba (quartier Santiago), et prendre le bus qui va à Quillabamba. Départs à 6h30, 8h15, 10h30 et 13h00. Attention, ce sont des horaires péruviennes, le départ peut glisser d’une heure… Compter environ 5 heures de bus jusqu’à Santa Maria (route montagneuse superbe) où vous descendez. Prix à négocier : environ 15 soles.
    (Note : notre bus est parti à 9h00, et nous sommes arrivés de nuit à Agua Calientes.)
  2. Lire la suite

Blagues boliviennes

Maintenant qu’on est entré au Pérou, je peux me permettre… 🙂

Voleurs de poules

La blague qui nous a le moins fait rire…

Comedor du lac Titicaca : truite, truite et truite :-)

On déjeune dans un comedor (truite, riz et patates). On en a pour 30 bolivianos, je paye avec un billet de 100. On est en train de digérer sur un banc quand 10 minutes plus tard, la femme qui tient le comedor vient nous voir : elle a perdu le billet de 100, elle se demande si on ne l’a pas repris… Porte-monnaie ouvert à l’appui, on lui démontre que non, nous ne sommes pas des voleurs. Lire la suite

Coca, evo-lution et propagande

Autant le maté était l’institution en Argentine, autant ici, c’est la feuille de coca. Oui, celle qu’on utilise pour faire de la cocaïne… La culture et la consommation des feuilles sont parfaitement légales en Bolivie. Evo Morales, le président bolivien, a repris à son compte le slogan « coca si, cocaïne no ».

Tous les gens qui travaillent dehors prennent de la coca: On met 10 à 15 feuilles dans la bouche, on les cale dans un coin, ce qui vous fait une joue de castor, et on laisse la salive drainer les vertus énergisantes, coupe faim, coupe froid et coupe douleur, pendant des heures. Combien d’ouvriers, d’agriculteurs, de militaires, d’artisans… avons nous croisé avec cette boule caractéristique derrière la joue ! Lire la suite

A chacun son tour

Il faut dire que Marie, elle, l’avait bien cherché. En même temps, c’était difficile de refuser ce verre de chicha cochabambina offert par les villageois pendant que j’achetais des bananes. Deux gorgées de cette fermentation de maïs et 4 heures de digestion ont suffit à nous faire monter dans un bus, pour couvrir les 200km qui nous séparaient de La Paz.

J’apprends en m’amusant

Remarquez, ça nous a permis de découvrir d’autres facettes de la Bolivie : un petit séjour forcé (en attendant le bus) dans le charmant village de Caracollo, sorte de station service géante pour les routiers qui traversent l’altiplano, au repos dans un coquet alojamiento sans douches ni chasse d’eau… Je plaisante, mais comme ça au moins on aura testé les bus boliviens, qui ont des soutes tellement grandes que j’y ai logé mon vélo debout avec ses sacoches en place ! Lire la suite

Une journée dans la campagne bolivienne…

Bye Bye Sucre

( ses chocolats, ses fruits exotiques, son cinéma…)


7h30 : On s’offre un petite déjeuner copieux dans le patio de l’hôtel : avoine quakers au lait, avec des morceaux de kiwis et de fraise pour faire « comme sur le paquet ».
8h. ou plutôt 8h30 : Top départ ! on quitte Sucre, dans une bonne montée. On nous avait prévenu, c’est super vallonné : ca monte, ca descend… On est plus très exigeants maintenant, du moment qu’on a du goudron, on est contents!
10h : Permière petite pause grignotage. A cette heure, Ramón doit quitter l’hotel : il a pris l’habitude de partir plus tard, et nous rejoint pour la pause pique nique. Il faut dire qu’il fait du vélo de compet’, et roule un peu plus vite que moi. C’est presque vexant des fois, il fait en 2h ce que je fais en 4h ! Lire la suite

Evo Cumple…

Evo [ Morales] réalise…

Evo Cumple...

On dirait que depuis la nouvelle constitution, Le Président Bolivien s’est lancé dans un programme de grands travaux. Tous les panneaux que nous rencontrons dans l’entrée des villages l’indiquent. Et on ne compte plus les sections de routes en chantier !

Ce qui est sympa, ici, c’est que quand ils refont une route, ils ne font pas semblant : il retournent tout sur plusieurs dizaines de kilomètres. Lors de notre 1ère journée de vélo entre Uyuni et Potosi, on a bien compris ! ( Voir les photos).

Quand Boris est passé sur une section toute embourbée, le vélo et le dos plein de boue après une petite glissade sur un passage mouillé, un des ouvrier a éclaté de rire ! Très joviaux les boliviens.

Enfin, Evo, si tu nous lit, si tu pouvait juste attendre qu’on soit passés pour envoyer tes bulldozers ! Merci 🙂



De la désagréable impression d’être un aborigène

On est en train de descendre vers Laguna Colorada. Le 4×4 me double et s’arrête 5 mètres après moi. Le tronc d’un touriste sort par la fenêtre, brandissant un appareil photo. Pas un signe d’encouragement, pas un mot pour demander si tout va bien : il m’a juste pris en photo, et le 4×4 a redémarré.

De nouveau, à l’Arbol de Piedra. On pic-nique tranquillement, seuls au monde. Un tour-operator débarque avec une dizaine de touristes, et une fille nous prend tranquillement en photo, à 10 mètres, sans même nous faire un sourire.

Pour plaisanter avec Marie, on a imaginé l’argumentaire commercial des tour-operators qui vendent le sud Lipez : « alors on passera par Laguna Verde, puis vous verrez les flamands roses à Laguna Colorada, l’Arbol de Piedra, et avec un peu de chance, on verra des cyclo-touristes » 🙂

Il y en a eu d’autres qui sont venus nous voir, qui ont discuté 5 minutes. Certains nous ont même offert a boire. Puis ils ont pris une photo, eux aussi. Je n’ai aucun problème avec ça : prendre quelqu’un en photo, c’est d’abord échanger avec lui.

Sud Lipez : la haute route des joyaux andins* à vélo

Le sud Lipez à vélo, c’était un peu comme un vieux démon : il nous fascinait et nous effrayait à la fois, même sans bien savoir de quoi il en retournait exactement.

En Argentine, on avait croisé Edoardo qui en revenait. Il nous avait donné le plan dont il s’était servi, trouvé sur internet. Il avait essayé de démystifier l’entreprise aussi, de même que Seb et Ben par mail (ils avaient fait la traversée il y a quelques années).

Pendant nos trois jours de repos à San Pedro de Atacama, après le Paso de Jama, nous nous étions posé beaucoup de questions : en étions-nous vraiment capables ?

Et puis on s’est lancé, impressionnés. Puis subjugués, et même sereins face aux difficultés de l’itinéraire. On a enchaîné sur le Salar de Uyuni, avec Jamon, cyclo catalan rencontré à la sortie du Sud Lipez.

Au total, 10 jours certes éprouvants, mais inoubliables. Difficile de raconter le sable et la poussière, la beauté des paysages, la magie des bivouacs, la fatigue…

Alors on le gardera pour nous, mais on vous fait partager les images : elles sont sur Flickr (vous pouvez aussi les lancer en diaporama).

Laguna Hedionda


* Ruta de las joyas alto andinas, ainsi nommée sur les panneaux.