Réflexions sur le crise et la spiritualité

Encore un débat dans Le Monde de ce week-end auquel je n’ai pas tout compris. Mais dont il ressort de la matière à ruminer.

Il s’agit d’un dialogue entre les philosophes Slavoj Zizek (Slovénie) et Peter Sloterdijk (Allemagne). Ils parlent de la crise du crédit, du sentiment de déclin et de la peur de l’avenir qui traversent l’Europe, de l’individualisme, et de bien d’autres sujets.
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Payer ses impôts

C’est la saison de la déclaration de revenus, et des simulations d’imposition frénétiques sur impots.gouv.fr 😉

C’est vrai qu’à chaque fois ça fait mal. Mais je me souviens de la première année où j’ai payé des impôts sur mes revenus : je me suis alors senti pleinement citoyen français. Sensation que je n’ai pas eue la première fois que j’ai voté…

Ça ne veut pas dire qu’il faille tomber dans le patriotisme aveugle. On peut discuter des heures du bon emploi de nos impôts. Mais j’aime relire cette courte citation, en apparence bénigne :

Les impôts, ce n’est pas qu’une histoire d’argent, mais de valeurs.

Bénabar, interviewé par Rue89 en juillet 2009

Rémunérer le travail

L’économiste Thomas Piketty fait partie des auteurs de Pour une révolution fiscale. Interviewé dans Le Monde de ce samedi, il décrypte la réforme de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune voulue par Sarkozy.

Je vous épargne son analyse chiffrée (à laquelle je n’ai pas compris grand chose), mais il enchaîne avec sa vision – intéressante – de la fameuse prime de 1 000 euros :

Le gouvernement va dépenser près de 3 milliards pour les contribuables les plus fortunés, et dans le même temps dit aux entreprises : « ce serait sympathique s’il y avait un chèque de 1 000 euros pour les salariés ». C’est insupportable. La rémunération du travail, c’est le salaire. Inventer des intéressements, participations, primes défiscalisées, c’est malsain. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a trop de niches, et on en recrée !

Ça va mieux en le disant. 🙂

Gaz de schiste : ça arrive près de chez vous

Un nom barbare pour une industrie barbare… La France a autorisé des forages d’exploration dans l’arrière-pays montpelliérain, au risque de polluer gravement les nappes phréatiques.

Comment ça marche ? En gros, le sous-sol français pourrait receler du gaz naturel non pas dans des poches, faciles à exploiter, mais dans des réseaux de fissures.

Pour aller le chercher, il faut forer un puits et envoyer des milliers de litres d’eau mélangé à un cocktail chimique (600 composés chimiques). On appelle ça la fracturation. Cela permet d’élargir les fractures, ce qui libère le gaz naturel qui remonte en surface. Lire la suite

Comprendre en s’amusant

La réforme des retraites, comment dire… pfffff.

Vous pouvez maintenant jeter le supplément économique du Monde et le numéro spécial de l’Express, consacrés au sujet et que vous aviez acheté, plein de bonne volonté pour comprendre cet épineux problème.

Et remerciez Rue89, qui a débusqué le spectacle de ces deux clowns de l’économie et de la politique (non, ils ne sont ni au gouvernement ni au parlement…). Lire la suite

La chute d’un trader

Dans le monde sans pitié de la Bourse, un jeune trader est pris au coeur d’un jeu d’intrigues et de manipulations qui conduiront à sa chute.

Dantès, la chute d’un trader. J’ai lu cette BD par hasard, quelques mois avant que Jérôme Kerviel ne fasse la une des journaux.

Je vous la recommande chaudement : le parallèle entre les deux scénarios est troublant…

Pour ceux qui n’auraient pas suivi : Jérôme Kerviel vient d’être condamné pour avoir poussé le jeu des traders un peu trop loin. La bonne blague…

La chute d'un trader

A la télé ce soir

Il se passe des choses intéressantes, parfois, à la télé… C’était dans l’émission Ce soir ou jamais du 21 septembre, animée par Frédéric Taddéi.

En face du politologue Emmanuel Todd, c’est l’économiste Jacques Attali, qui a été conseiller de François Mitterand, puis qui a été nommé par Nicolas Sarkozy à la tête de la « commission pour la libération de la croissance française ».

Je ne connais pas la jeune économiste à côté de Jacques Attali.

A droite d’Emmanuel Todd, c’est Didier Porte, l’humoriste licencié de France Inter pour une chronique un poil injurieuse.